Perspective : nf.1 Art de représenter les objets en trois dimensions sur une surface plane, en tenant compte des effets de l’éloignement et de leur position dans l’espace par rapport à l’observateur. 2 Aspect que présente un paysage, des constructions, vus de loin. Une agréable perspective. 3 fig. Idée que l’on se fait d’un évènement à venir. La perspective de cette rencontre m’est désagréable. 4 Point de vue. Se placer dans une perspective historique.
LOC En perspective : en vue ; dans l’avenir. ETY Du latin perspicere « regarder à travers ».
Regarder à travers… Voyant. Tendre à regarder. Regarder à travers. A travers quoi ?
Celui qui regarde, voit-il ?
Oui, s’il veut montrer.
Donc le photographe ici, en perspective, voit à travers – montre –
ce qu’il voit à travers.
Valérie Jouve ouvre des perspectives. « L’observateur » est pensé dans « la représentation des objets » et des « effets de l’éloignement et de leur position dans l’espace ».Il est situé, l’observateur, il a à prendre position, à se mettre dans une perspective, lui aussi, il ne peut se laisser aller à la passivité, par l’absence d’éclaircissement, pas de fin pas d’arrivée pas de rencontre tout est encore ouvert, encore et encore et encore … il ne peut que prendre parti, il doit se mouiller, l’observateur.
« Vue de loin ».Vue de loin, c’est une vue, générale, représentée par des lignes, je dirais que ça part d’une hauteur et que des lignes, droites me semble-t-il, convergent, se coupent ou restent parallèles…Elles descendent vers la ville, vers la mer, vers là bas. Elles sont tracées par les mouvement de ces êtres qui avancent oui ils avancent ça c’est bien avancer, ça transporte, ils avancent sans forcer, déterminés, c’est pour ça qu’on pense qu’ils vont tous quelque part et qu’ils le savent.
« Idée que l’on se fait d’un évènement à venir ».
Voilà c’est ça, il y a il doit y avoir un évènement à venir…grand ou petit en tout les cas il y a quelque chose au bout de ces droites on a devant nous toute une perspective, de multiples perspectives ??? des possibilités ?
Des gens qui marchent qui se lancent qui suivent des chemins tracés, ils sont le chemin.
Ils sont la perspective.
« Point de vue ». C’est mon point de vue, ma perspective historique, l’histoire que je me raconte en regardant les hommes marcher, avec toute mon histoire je me raconte ça, mon histoire c’est aussi l’histoire du monde celle que l’on m’a transmise celle dont je suis dépositaire celle que je partage et transmettrais, celle que je fabrique. Ma perspective à moi…
Alors placée dans ma perspective historique j’observe ce que Valérie me donne à voir, me dit, de ce qu’elle regarde – voit - à travers des hommes qui marchent.
Isabelle Achard